LA RECHERCHE CLINIQUE

Le GFAOP a démontré que, même en Afrique, on pouvait faire de la recherche clinique de manière prospective et multicentrique. Ce sont les 5 comités de tumeurs, un pour chaque type de cancer pris en charge qui gèrent les études cliniques et les adaptations des protocoles de soin. Des attachés de recherche clinique (ARC) collectent les données qui sont analysées et centralisées à Gustave Roussy.
Ce programme de recherche médicale a aussi pour objectif l’amélioration des connaissances sur les cancers pédiatriques en Afrique francophone: incidence observée des cancers pédiatriques dans les unités pilotes, comorbidités, faisabilité des traitements en particulier leur tolérance, efficacité des traitements (taux de survie, causes de rechutes, cause de décès, raisons de non compliance aux traitements, etc..).
Il y a 5 types de cancer qui sont traités sous protocole GFAOP. Ils représentent environ 70 % des cancers locaux et sont de bon pronostic quand ils sont traités suffisamment tôt :
  • Le néphroblastomes (cancer du rein)
  • Le rétinoblastome (cancer de l’œil)
  • Les leucémies aigües lymphoblastiques
  • La maladie de Hodgkin
  • Le lymphome de Burkitt
graphique répartition des pathologies

Le registre du cancer et le data management

Depuis janvier 2016, grâce au soutien de la Fondation Sanofi Espoir, il a été décidé de mettre en place un nouveau système de recueil de données des patients, avec pour objectif d’améliorer la connaissance des cancers pédiatriques dans les 16 pays où exercent les unités membres du GFAOP (l'incidence observée dans les unités expérimentales, la faisabilité du traitement, les raisons de la non-conformité, les causes des décès précoces et la morbidité). Chaque unité est amenée à enregistrer ses patients dans un logiciel commun. A partir de ces informations pourront être menés les nouveaux projets de recherche clinique dans le but d’améliorer les protocoles de traitement.
graphique répartition des inclusions par pays

Les Comités De Tumeurs

Comité Burkitt

Coordinateur : Siham Cherkaoui (Casablanca, Maroc)
Data manager : Marie-Anne Raquin (IGR, France)
Expert: Catherine Patte (IGR, France)
Membres : Maria El Kababri (Rabat), Fousseyni Traoré (Bamako), Chantal Bouda (Ougadougou), Claude Moreira (Dakar)

Comité Néphroblastome

Coordinateur : Claude Moreira (Dakar, Sénégal)
Data manager : Brenda Mallon (IGR, France)
Secrétaire : Jean Jacques Yao Atteby (Treichville, Côte d’Ivoire)
Expert: Catherine Patte (IGR, France)
Membres : Pr Mohamed Khattab (Rabat), Sonia Kaboret (Ougadougou)

Comité Rétinoblastome

Coordinateur : Fousseyni Traoré (Bamako, Mali)
Expert : Pierre Bey (Curie, France)

Comité Lymphome Hodgkinien

Coordinateur : Fatou Binetou Akonde (Dakar), Faten Fedilha (Tunis)
Expert : Odile Oberlin
Membres : Laila Hessissen (Rabat), Anissa Trabzi (Alger), Sarra Benmiloud (Fès), Samar Rhayem (Tunis)

Comité Leucémie Aigue Lymphoblastique

Coordinateur : Pr Guy Leverger
Expert : Guy Leverger (hôpital Armand Trousseau)
Membres : Françoise Aubier, M'hamed Harif (Casablanca), Boubacar Togo (Bamako), Mame Ndella DIOUF (Dakar), Angèle Pondy (Yaoundé), Mohamed Khattab (Rabat)

Les études cliniques menées depuis la création du GFAOP montrent des résultats encourageants.

graphique des cas declarés

Ainsi, pour les Burkitt et les néphroblastomes, deux études successives réalisées entre 2000 et 2009 indiquent les taux de survie suivants :

- 60% pour les Lymphomes de Burkitt (étude dirigée par le Professeur Catherine Patte de l’IGR et le Docteur Maria El Kababri de Rabat)

- 70% pour les néphroblastomes ou tumeurs du rein (étude dirigée par le Professeur Catherine Patte de l’IGR et le Professeur Claude Moreira de Dakar).

- Pour la maladie de Hodgkin, la survie globale est de 82% dans notre étude 2006-2012 sur 89 cas.

- Pour les leucémies lymphoblastiques aigües (LAL), la dernière étude menée par le GFAOP, avec l’expertise du professeur Guy Leverger de l’hôpital Armand Trousseau à Paris , montre en Afrique sub-saharienne un taux de survie sans maladie de 60% à la fin du traitement dont la durée totale est de deux ans.

- Pour les rétinoblastomes, les résultats à Bamako, seule unité pilote pour laquelle nous ayons un peu de recul avec 112 cas observés depuis le lancement du programme en octobre 2011, comportent une augmentation des formes intraoculaires à 70% actuellement, avec plus de 90% de guérison. Ils comportent aussi un début des traitements conservateurs dans les formes bilatérales. Tous les enfants énucléés ont eu une prothèse.

graphique des totaux des cas declarés
graphique recapitulatif

contact@gfaop.org | +33(0)1 42 11 65 60

GFAOP - Gustave Roussy - 114, rue Edouard Vaillant 94805 Villejuif Cedex - France
Cancer Campus Gustave Roussy