Chaque 15 février, la Journée internationale des cancers de l’enfant est un temps fort de sensibilisation, d’information et de solidarité. Elle rappelle une réalité essentielle : le cancer de l’enfant peut être guéri dans la plupart des cas si la maladie est diagnostiquée tôt et correctement prise en charge. Retour sur la mobilisation du réseau GFAOP au Mali.
Depuis 2005, l’hôpital universitaire CHU Gabriel Touré à Bamako abrite le premier service d’oncologie pédiatrique du Mali. Fruit d’un partenariat avec le GFAOP, ce service, situé dans la Commune III, traite près de 1 000 enfants chaque année.
Au sein de l’unité (SOMOHP – Cancers de l’Enfant Mali) cinq oncologues pédiatriques, un assistant de recherche et un personnel infirmier qualifié posent des diagnostics et traitent, en chirurgie et en chimiothérapie les rétinoblastomes, lymphomes (LMNH) et néphroblastomes.
Plus de 50 % des cas sont détectés avec un retard de 3 à 12 mois. Malgré tout, l’unité reste la pierre angulaire de l’accès aux soins spécialisés au Mali.
Agir tôt, c’est guérir
Le cancer de l’enfant au Mali est-il une fatalité ? La réponse est non, à condition d’agir vite. Face à plus de 800 nouveaux cas chaque année, le taux de 30% de guérison pourrait doubler grâce au diagnostic précoce. À l’occasion du 15 février, les équipes ont tenu à rappeler un message essentiel : le cancer n’est pas une fatalité : agir tôt, c’est guérir.