Ce samedi 14 février 2026, l’Unité d’Oncologie Pédiatrique des Cliniques Universitaires de Lubumbashi a vibré au rythme de la Journée internationale du cancer de l’enfant. Sous le thème *Célébration des survivants du cancer pédiatrique*, l’événement a rassemblé experts, familles et partenaires dans un élan de solidarité scientifique et humain. Le GFAOP salue cette initiative de communication et de sensibilisation.
L’objectif de cette journée dépassait le simple cadre commémoratif. Il s’agissait de poser les jalons d’une réflexion profonde sur le parcours de soins, articulée autour de quatre axes majeurs :
- La résilience clinique : Honorer le courage des jeunes patients face à la toxicité des traitements.
- La pédagogie communautaire : Briser les tabous liés aux pathologies malignes de l’enfant.
- L’innovation thérapeutique : Exposer les avancées en protocoles de chimiothérapie, des soins de support et des traitements conservateurs pour le rétinoblastome qui est un cancer de l’œil.
- Le maillage social : Solidifier l’accompagnement psychosocial, indispensable à l’observance thérapeutique.

Dans une allocution remarquée, la Cheffe de travaux Sandra Iye Abial a insisté sur la dimension éthique et motivationnelle du métier. Selon elle, cette célébration doit agir comme un levier pour galvaniser la détermination du personnel soignant. Elle a rappelé que la gestion de la douleur et l’accompagnement palliatif, lorsque nécessaire, font partie intégrante de l’excellence clinique attendue dans la prise en charge des enfants.

De son côté, le Professeur Lukamba, responsable de l’unité et figure de proue de la spécialité, a mis l’accent sur l’importance cruciale du diagnostic précoce. Il a souligné que le pronostic vital dépend de la célérité de l’intervention en exhortant les parents à la vigilance face aux signes d’alerte notamment: une fatigue inexpliquée, une leucocorie (tache blanche dans la pupille), des douleurs osseuses persistantes ou des adénopathies. Il a également souligné que le diagnostic posé aux stades précoces de la maladie augmente de façon exponentielle les chances de rémission complète.
La journée a également été marquée par des échanges entre oncologues, anatomo-pathologiste, hématologues, pédiatres, ophtalmologues, infirmières et psychologues cliniciens. Ils ont abordé les défis persistants, notamment l’accès aux molécules innovantes et la réduction du taux d’abandon de traitement.

La rencontre s’est clôturée par des témoignages poignants de survivants, preuves vivantes que, malgré les contraintes du plateau technique, la science alliée à la détermination peut triompher de la pathologie.
Les participants ont unanimement salué cette initiative qui place Lubumbashi sur la carte de la lutte active contre les cancers pédiatriques en Afrique subsaharienne.

Source : rédaction du journal esursi-rdc