INTERVIEW DR COZE

22 septembre 2026

Former durablement les équipes d’oncologie pédiatrique en Afrique

À travers une série d’interviews, le GFAOP donne la parole aux professionnels engagés dans le Diplôme universitaire de cancérologie pédiatrique (DUCP), rencontrés lors d’une session en présentiel à Rabat.

Aujourd’hui, rencontre avec le Dr Carole Coze, pédiatre oncologue à Marseille et membre de l’équipe pédagogique du DUCP.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis pédiatre oncologue et maître de conférences des universités-praticien hospitalier à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille.

Quel est votre rôle au sein du DUCP ?

Je participe au DUCP depuis sa création, en 2012, à travers les enseignements, le conseil pédagogique et les jurys. Cette formation est essentielle à la qualité de la prise en charge des enfants.

Nous présentons les pratiques actuelles en oncologie pédiatrique, tout en échangeant avec chaque équipe sur les adaptations nécessaires selon les moyens disponibles et le contexte de son pays.

Quelles évolutions avez-vous observées en oncologie pédiatrique en Afrique ?

La majorité des unités d’oncologie pédiatrique ont été créées entre 2000 et 2010, puis d’autres ont suivi. Les actions du GFAOP ont aussi été renforcées par des partenariats entre établissements, comme celui qui unit Marseille au CHU de Treichville.

On observe surtout une prise de conscience croissante de l’importance du diagnostic précoce et de la formation d’équipes spécialisées. Des programmes nationaux de lutte contre le cancer et certaines pharmacies centrales s’impliquent davantage. Cependant, la prise en charge financière des traitements reste insuffisante dans de nombreux pays.

Quels sont, selon vous, les principaux défis en matière de formation ?

Il faut poursuivre la formation des oncopédiatres et garantir des financements pérennes. La formation doit aussi s’ouvrir davantage aux autres professionnels indispensables : chirurgiens, radiothérapeutes, anatomopathologistes et radiologues.

La formation du personnel infirmier doit également continuer, malgré la mobilité des équipes et le manque de reconnaissance de l’oncologie pédiatrique dans certains pays.

 

 

Quels sont les principaux enjeux de la recherche en oncologie pédiatrique en Afrique ?

Il est essentiel d’enregistrer et d’évaluer ce qui est fait : combien de patients sont pris en charge, quelles toxicités sont observées et quels résultats peuvent être améliorés. Cette démarche reste nécessaire, même en dehors des essais cliniques.

Il faut aussi développer les registres de cancer, renforcer les équipes avec du personnel de recherche et convaincre davantage d’acteurs d’investir dans la recherche en Afrique. Ces données permettront de mesurer les progrès et de soutenir le plaidoyer auprès des institutions locales.

👏 Merci au Dr Carole Coze pour son témoignage et son engagement dans la formation des professionnels de l’oncologie pédiatrique en Afrique.

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https://www.gfaop.org/cancers-de-lenfant-en-afrique-la-formation-change-dechelle-ducp