INTERVIEW DR KARIMA RYOUNI- MAROC

22 septembre 2026

Paroles d’apprenante : approfondir ses connaissances pour mieux soigner

Dans le cadre de notre série consacrée au diplôme universitaire de cancérologie pédiatrique (DUCP), le GFAOP donne la parole aux professionnels que nous avons rencontrés lors de la session en présentiel organisée à Rabat, au Maroc.

Aujourd’hui, nous partons à la rencontre du Dr Karima Ryouni, pédiatre et maître de conférences à Casablanca.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Karima Ryouni, pédiatre de formation et actuellement maître de conférences à l’Hôpital Mère-Enfant Abderrahim Harouchi de Casablanca. J’exerce au sein de l’unité d’oncologie pédiatrique.

Pourquoi avez-vous choisi de suivre le DUCP ?

Au cours de mon résidanat en pédiatrie, je n’ai pas effectué de stage en oncologie pédiatrique. Cette spécialité restait donc encore assez peu connue pour moi.

À la fin de ma formation, j’ai souhaité mieux connaître l’hématologie et l’oncologie pédiatriques. Pour pouvoir m’orienter vers cette spécialité et exercer dans ce type de service, il était important de suivre une formation complémentaire.

J’ai choisi le DUCP pour approfondir mes connaissances, développer mes compétences et rencontrer les médecins et professeurs experts qui assurent la formation.

Comment l’oncologie pédiatrique s’est-elle développée dans votre hôpital ?

À l’origine, il s’agissait d’une petite unité intégrée à un service de pédiatrie. Au cours des quatre ou cinq dernières années, elle s’est progressivement développée pour devenir un service occupant deux étages.

Un étage dispose de vingt lits et le second de dix lits. Le service comprend également une activité d’hôpital de jour.

Malgré cette capacité d’accueil, nous restons confrontés à une demande très importante. Nous ne parvenons pas toujours à accueillir tous les enfants qui nécessitent une prise en charge. Une augmentation du nombre de lits permettrait de mieux répondre aux besoins.

Existe-t-il plusieurs services d’oncologie pédiatrique au Maroc ?

Oui, le Maroc compte plusieurs services spécialisés. Casablanca en accueille deux : l’un au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Abderrahim Harouchi et l’autre au sein d’un service d’hématologie pour adultes.

D’autres services sont également présents à Rabat, Marrakech, Fès et Oujda (et récemment Tanger).

Comment envisagez-vous la suite après le DUCP et en quoi cette formation vous sera-t-elle utile ?

Les échanges avec les experts donnent envie de progresser et d’apporter davantage aux enfants confrontés au cancer.

Le DUCP me permettra de renforcer mes connaissances et mon expertise afin d’améliorer la qualité de leur prise en charge. Même si l’oncologie pédiatrique s’est déjà beaucoup développée au Maroc, nous souhaitons continuer à progresser et nous rapprocher toujours davantage des protocoles et des standards internationaux.

Que vous apportent les échanges avec les médecins des autres pays d’Afrique francophone qui suivent cette formation ?

Ces échanges sont très enrichissants. Ils nous permettent de découvrir les réalités rencontrées dans les différents pays, de comparer nos pratiques et de partager nos connaissances et nos techniques.

Cette dimension multiculturelle constitue l’une des grandes richesses du DUCP. Elle favorise l’apprentissage mutuel et contribue à faire progresser collectivement la prise en charge des enfants atteints de cancer en Afrique.

👏 Merci au Dr Karima Ryouni pour son témoignage et pour son engagement auprès des enfants atteints de cancer.

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https://www.gfaop.org/cancers-de-lenfant-en-afrique-la-formation-change-dechelle-ducp