Les Maisons de Parents : quand se loger devient une question de survie

En Afrique subsaharienne, un enfant atteint de cancer a quatre fois moins de chances de guérir qu’en Europe. Parmi les principales causes : l’abandon des traitements, souvent lié à l’éloignement des structures de soins et à la précarité des familles.
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Pour certains enfants, cela signifie vivre pendant des mois loin de chez eux, parfois à quelques mètres seulement de leur lieu de traitement.

Pour répondre à cette réalité, le GFAOP soutient financièrement les Maisons de Parents. Bien plus qu’un hébergement gratuit à proximité des hôpitaux, ces structures garantissent la continuité des soins et proposent un accompagnement psychosocial, éducatif et nutritionnel essentiel aux enfants et à leurs familles.

Bien que situées dans des contextes différents, ces trois maisons répondent à une même urgence : permettre aux enfants de poursuivre leur traitement jusqu’au bout, entourés et soutenus.

En 2025, la Maison Akwaba à Abidjan a accueilli 65 enfants et leurs parents. Plus de 2 900 séances de soutien psychologique ont été réalisées, et 406 séances éducatives ont permis aux enfants de continuer à apprendre et à jouer malgré la maladie.

Derrière ces chiffres, ce sont des familles qui organisent leur quotidien autour des soins, dans la fatigue, l’inquiétude, mais aussi avec une remarquable résilience.

À Dakar, la Maison de Sangalkam, ouverte en octobre 2025, a déjà accueilli plus de 105 enfants. Soutien scolaire, activités récréatives et accompagnement psychosocial contribuent chaque jour à réduire l’isolement et à renforcer l’adhésion aux traitements.

À Ouagadougou, plus de 300 enfants et leurs accompagnants ont bénéficié de la Maison Yeelba. La mobilisation se poursuit pour permettre la réouverture de cette structure essentielle, contrainte de suspendre ses activités le 31 décembre 2025. Chaque jour compte pour redonner aux familles un lieu d’accueil, de répit et de soutien indispensable à la continuité des soins.

Avec un budget de fonctionnement annuel compris entre 40 000 € et 100 000 € par maison, selon le nombre d’enfants accueillis, la stabilisation de l’environnement social des familles demeure l’un des leviers les plus efficaces pour améliorer durablement les chances de survie de ces enfants.

Car guérir un enfant ne dépend pas uniquement des traitements. Cela dépend aussi de sa capacité à rester proche du soin, entouré et accompagné tout au long de son parcours.

En soutenant les Maisons de Parents, vous permettez aux enfants et à leurs familles de rester proches des soins, entourés et accompagnés tout au long de leur parcours. Une aide concrète qui leur offre de meilleures chances de guérison.

Financement : ABCFAO SOLETERRE FOR HOPE

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