Soutien au projets locaux

Une prise en charge globale des cancers pédiatriques : médicale et sociale

Dans la prise en charge des cancers, il est nécessaire d’agir sur tous les aspects, médicaux comme sociaux, afin d’augmenter les chances de guérison et limiter les abandons de traitement souvent dus aux difficultés matérielles rencontrées par les familles.

Le GFAOP a donc mis dans ses objectifs prioritaires différentes actions d’amélioration des conditions de vie et d’accueil des enfants  et des familles afin de permettre  l’accès et le suivi des traitements pour tous les enfants atteints de cancer.

 

La rénovation des services de soins et leur équipement

De nombreux services d’oncologie pédiatrique ont déjà bénéficié de rénovations partielles ou totales grâce au travail conjoint des directions des hôpitaux locaux, du GFAOP et de ses partenaires.

  • Rénovation de l’unité de Dakar, 2012
  • Travaux de réhabilitation et de regroupement des 3 centres de soins, à Antananarivo, 2017
  • Aménagement de l’unité de Pointe Noire, 2018
  • Rénovation des chambres à Bamako, 2019
  • Agrandissement de l’unité de Lomé, 2020

La lutte contre les abandons de traitement

Le GFAOP a réalisé une étude sur le coût total (hors salaire du personnel) des traitements des différents cancers dans chacun des pays. 

Le coût varie  entre 1500 et 5500 euros selon les types de cancer dont 70% des frais restent à la charge des familles.

Ces dépenses amènent de nombreuses familles à ne pas poursuivre les traitements. Pour y remédier les GFAOP soutient différents programmes :

Les maisons des parents

Ce sont des lieux d’accueil indispensables à proximité de chaque unité, compléments non médicalisés du Service d’oncologie pédiatrique, lieux d’hébergement et de convivialité où les enfants peuvent vivre et se reconstruire entre les cures de chimiothérapie.

Les fonds de soutien pour les familles démunies

Sans couverture sociale, les familles doivent supporter un certain nombre de dépenses médicales ( bilan sanguin, radio, aiguilles, compresses…) lors du traitement de leur enfant. Certains n’en n’ont pas les moyens…

Le GFAOP et les équipes médicales travaillent en collaboration avec les associations locales qui participent activement aux actions menées dans la lutte contre les abandons de traitement.

Le soutien aux projets associatifs locaux

Les associations de soutien et la société civile jouent un rôle important  dans l’appui aux unités de soins et aux familles.  Elles participent également à la mobilisation des décideurs afin de soutenir les avancées en oncologie pédiatrique et poursuivre l’amélioration de la prise en charge des enfants atteints de cancer et de leurs familles.

Dans les pays à faible revenus, en Afrique francophone en particulier, pas encore en capacité d’assurer la complète prise en charge des frais liés à la maladie et moins encore les soins de support, leur implication est encore plus importante. En l’absence de couverture sociale, ce sont souvent les associations qui sont amenées à payer les frais médicaux de base pour les familles démunies (financement des bilans initiaux, achat de compresses et de médicaments …) avant même de pouvoir initier des actions d’accompagnement non liées directement aux soins.

Avec l’espoir que ces projets seraient pérennisés, le GFAOP, avec le soutien de la Fondation Bristol Myers Squibb a lancé un appel à projets auprès des associations locales. L’objectif était de soutenir de nouvelles initiatives en faveur des enfants atteints de cancer.

Dans un premiers temps 3 projets ont été  soutenus :

  • En Côte d’Ivoire avec l’association AEC: l’Ecole à l’hopital
  • En Mauritanie avec l’association Essid Toussat ; un programme d’accueil aux familles et d’animation pour les enfants hospitalisés
  • A Madagascar avec l’association Anyma : un soutien pour des bilans rapides et un diagnostic précoce pour les familles démunies.